Pourquoi suivre une période de fasting est bon pour la santé ?

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Méconnue, la méthode du fasting ou jeûne intermittent est pourtant à l’origine de beaucoup de bienfaits pour l’organisme. En plus de faciliter la perte de poids, elle constitue une mesure de prévention efficace contre de nombreuses maladies et certains risques pour la santé.

Une méthode efficace pour lutter contre certaines maladies

Pour des raisons différentes, le fasting est un excellent moyen de prévention des risques cardio-vasculaires, mais aussi du diabète, de certains cancers et d’Alzheimer. En effet, dans le cas des risques cardio-vasculaires, le fasting permet de garder le contrôle à la fois du taux de triglycérides, du taux de cholestérol et de la pression artérielle. Par ailleurs, le jeûne intermittent permet de réduire le nombre de repas ce qui impliquera une prévention intéressante pour le diabète, la résistance à l’insuline sera développée et la glycémie diminuée. De plus, le fasting va déclencher le processus autophage, celui-ci permet aux cellules de se régénérer et de réparer leurs parties endommagées. Ce processus est donc absolument essentiel pour permettre à l’organisme de prévenir l’apparition de certains cancers et de la maladie d’Alzheimer. D’ailleurs, le fasting permet également de stimuler la production du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), celui-ci est impliqué dans la formation des synapses, cellules cérébrales indispensables aux apprentissages et à la mémoire. De plus, la digestion réclame une grande énergie au corps, lorsque celui-ci est libéré de cette contrainte il peut se consacrer à d’autres activités telles que la restauration cellulaire en facilitant l’élimination des déchets. Enfin, il permet également à l’organisme de développer une meilleure résistance au stress oxydatif, celui-ci est à l’origine de nombreuses maladies chroniques et du vieillissement en endommageant certaines parties des cellules. Ainsi le jeune intermittent se révèle être un véritable atout santé dans bien des domaines.

Comment mettre en œuvre  une période de fasting?

En fonction de son nombre de repas et de sa condition physique, il est plus ou moins aisé de commencer un jeûne intermittent. Si vous faites six repas par jour, réduisez petit à petit le nombre de repas en prenant autant de temps que nécessaire pour vous sentir bien à chaque étape. Lorsque vous arriverez à 2 repas par jour, vous serez quasiment prêt au jeune intermittent classique de 20 h. Vous pouvez en apprendre plus sur comment faire un fasting ici. Pour accélérer le process d’amaigrissement, il est également possible et recommandé d’inclure une séance de sport pendant la période de fasting.

Le fasting, un coup de pouce intéressant pour la perte de poids

D’une part, le jeûne intermittent est intéressant pour la pratique du sport. En effet, il est d’une aide précieuse pour améliorer à la fois l’endurance et la récupération après l’activité sportive grâce à son action sur la sécrétion de l’hormone de croissance qui accroît considérablement ces deux éléments. D’autre part, le jeûne intermittent consiste à passer une grande partie de la journée à jeûner. Du coup, on saute nécessairement des repas, ce qui a pour effet immédiat de réduire le nombre de calories ingérées. Selon le nutritionniste Hugo Blanc, le fait de supprimer un repas permet d’accélérer le fonctionnement du métabolisme ce qui accentue le phénomène d’élimination des calories. Il s’agit donc de créer une balance énergétique négative en ingérant moins de calories et en les brûlant plus vite. Ceci permet non seulement une perte de poids, mais aussi une perte de graisse notamment abdominale. De plus, la diminution de l’insuline qu’induit le jeûne intermittent est particulièrement intéressante dans le cadre du projet de perte de poids. En effet, l’insuline indique au corps quand il doit stocker de l’énergie, donc de la graisse dans les cellules, et quand il doit l’utiliser, en diminuant le taux d’insuline on invite l’organisme à aller piocher dans son stock de graisse et donc à l’utiliser et l’éliminer. Le fasting a aussi une influence sur l’hormone de croissance comme indiqué plus haut, celle-ci favorise le maintien de la masse musculaire et la combustion de la graisse. Pour compléter tous ces effets, le fasting favorise également la production de noradrénaline dont l’effet est proche de l’adrénaline qui rend plus alerte et entraîne la combustion des graisses par l’organisme pour avoir plus d’énergie à disposition et réagir en cas de danger.