Le stérilet plébiscité en dépit des complications possibles

Supplantée par le stérilet, la pilule n’a plus si bonne réputation. Les femmes jeunes et sans enfants se sont finalement lassées de la prise de pilule quotidienne et à heure fixe. De plus, de nouveaux modèles de stérilets ont été créés pour répondre aux différences anatomiques.

Si dans la majorité des cas, les femmes vivent la pose du stérilet comme une libération, certaines d’entre elles doivent faire face à des complications inattendues…

En cause dans l’abandon de la pilule

A l’heure du « tout bio », avaler des hormones ne paraît plus être une si bonne idée. Les récentes complications relayées par les médias ont fait naître – à juste titre- la méfiance dans les esprits. Et si on prend en compte les grossesses nos désirées pendant la prise de la pilule, on dispose des ingrédients principaux expliquant le désamour des femmes pour ce mode de contraception.
Notons aussi que les générations précédentes n’étaient pas aussi bien informées que celles d’aujourd’hui. Après un premier enfant, elles apprenaient l’existence de la contraception par stérilet par le biais de leur médecin. Ce facteur explique lui aussi que le stérilet se retrouve de plus en plus plébiscité.

Un dispositif qui s’adresse à toutes les femmes ?

Avant de bénéficier de la pose d’un stérilet, les femmes doivent effectuer un test de dépistage, afin de s’assurer qu’elles ne sont porteuses d’aucune infection sexuellement transmissible. De plus, leurs règles ne doivent être ni hémorragiques, ni douloureuses. Si elles le sont, elles opteront plutôt pour un stérilet hormonal. Ce dispositif réduit, voire arrête complètement les règles.
La pose d’un stérilet est un acte douloureux, auquel il faut se préparer. Certain.e.s gynécologues prodiguent à leurs patientes calmants et antidouleurs pour faciliter la pose. Même si cela ne concerne qu’une faible proportion de femmes, il arrive que la douleur, plusieurs minutes après la pose du dispositif intra-utérin (DIU), provoque des spasmes.
Parfois, le corps, la tête, ou les deux, ne veulent pas du stérilet. Ce refus peut se manifester par l’apparition de crampes, de nausées, de douleurs, voire même de diarrhée. Dans de tels cas, il est déconseillé d’aller à l’encontre des signaux envoyés par son corps.

Choisir le meilleur pour son corps

Les douleurs ne semblent pas connaître la notion de prescription. Parfois, une attente d’un an est nécessaire pour qu’elles se déclarent, et rendent la vie de certaines femmes quasiment impossible. De temps à autre, la durée des règles s’allonge, et l’intensité et la fréquence des douleurs aussi. Dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter à retirer le stérilet. Les médecins le font d’ailleurs volontiers.
Certains terrains restent défavorables à la prise de la pilule, comme le risque de développer un cancer, ou un organisme déjà exposé à une maladie cardio-vasculaire par exemple. Dans ces cas-là, le stérilet constitue une bonne alternative. A condition de le supporter.