Malgré les idées reçues, l’intérieur de nos habitations n’est pas dénué de microbes. Bien au contraire ! Les microbes squattent sans aucuns remords des points stratégiques, insoupçonnés. Après le paillasson, les poignées de porte, la télécommande et le clavier d’ordinateur, la chasse aux microbes est ouverte. Gros plan sur les cachettes à microbes du logis.

L’éponge de la cuisine

Rien de tel qu’un environnement humide, confiné et chaud à souhait pour que les bactéries – Acinetobacter, Moraxella et Chryseobacterium notamment – puissent s’y développer. Et, l’éponge de la cuisine est LE milieu idéal pour cela. D’ailleurs, il y aurait aux alentours d’un milliard de bactéries dans une seule éponge ! Ce petit bout de mousse est à lui seul le premier vecteur de maladies.

La première des choses est donc de réserver chaque éponge à un usage particulier pour diminuer le risque de contamination. Il est donc préconisé d’avoir une éponge pour la vaisselle et une autre, pour nettoyer les surfaces de la cuisine. Après chaque utilisation, il convient obligatoirement de la plonger dans un bol d’eau chaude additionné d’un détergent. Une fois par semaine, il faut également la mettre dans un bol d’eau et de vinaigre blanc avant de passer le tout au micro-ondes à la puissance maximale. Rien de tel qu’un passage régulier au lave-vaisselle sans oublier de la remplacer bien avant qu’elle ne tombe en lambeaux. Pour finir, mieux vaut la laisser sécher à l’air libre tout simplement.

La planche à découper

Avec ses multiples rainures plus ou moins profondes au fil des utilisations, la planche à découper héberge de nombreux germes. Si l’on comptabilise la surface occupée par les bactéries, elle équivaudrait jusqu’à quatre fois celle de la planche !

Après chaque usage, il convient donc de la laver après avoir découpé des aliments, mais aussi de la désinfecter régulièrement. Pour éliminer les bactéries qui la colonisent, un passage hebdomadaire en machine, une désinfection quotidienne dans le bain de lavage de la vaisselle contenant du vinaigre blanc et le tour est joué. Celles faites de bois doivent être également rabotées pour diminuer les endroits où les bactéries pourraient se multiplier. Et surtout, dès que les rainures sont trop visibles, hop à la poubelle.

Le plan de travail

Il est également un endroit le plus souvent contaminé avec des bactéries : le plan de travail.

Mieux vaut là encore après chaque utilisation, le nettoyer avec une éponge imbibée d’eau chaude et de vinaigre blanc avant de rincer à l’eau claire.

La brosse à dents

L’objet qui pourrait détenir la palme des microbes est bien entendu la brosse à dents. Là encore, une étude scientifique a comptabilisé le nombre de bactéries et, elles seraient présentes jusqu’à dix millions ! Entre la bouche, les particules en suspension ou encore les éclaboussures du lavabo lors des lavages des mains notamment, les microbes ont trouvé de quoi se loger dans la salle de bain : la brosse à dents.

Il convient donc de la changer au MAXIMUM tous les trois mois – voire moins si les poils entrent en contact les uns avec les autres en s’agglutinant – de ne pas partager sa brosse à dents même avec un membre de sa famille ni de ranger les brosses à dents de toute la tribu dans le même verre, d’éviter les étuis en plastique qui favorisent leur prolifération mais surtout, de changer de brosse à dents lorsque l’on est malade et après chaque utilisation de tremper les poils dans du peroxyde d’hydrogène ou du rince-bouche antibactérien. Et pour cause, les virus de la gastro-entérique, mais aussi ceux de la grippe peuvent survivre un bon moment bien loti entre les poils de la brosse à dents. Quelques précautions élémentaires qui s’imposent pour préserver sa santé et celle de ses proches. Bien entendu, le brossage de dents – pendant deux minutes à minima deux fois par jour – est primordial pour conserver une bonne hygiène bucco-dentaire.

Le réfrigérateur

Bien loin devant les ustensiles de cuisine, le réfrigérateur est un nid à microbes. Le bac à légumes peut accueillir jusqu’à 750 fois la concentration de bactéries normales.

Il apparait alors évident qu’il faille dégivrer tous les trois mois son réfrigérateur, son congélateur. Outre le fait que le givre est bénéfique au développement des microbes, cela augmente la consommation énergétique d’environ trente pour cent. Pour éviter que les microbes – Salmonelles, Listeria, E. coli par exemple – n’occasionnent des diarrhées, des nausées, des vomissements notamment, mieux vaut adopter les bons gestes. Pour cela, il convient d’enlever les emballages inutiles, de recouvrir les restes de repas ou les produits partiellement consommés d’un film cellophane, de respecter la date limite de consommation, de ne jamais recongeler un produit décongelé, de bien ranger ses aliments dans le frigo et SURTOUT de le nettoyer une à deux fois par mois avec du vinaigre blanc avant de rincer à l’eau claire. Pour désodoriser et désinfecter l’air ambiant, rien de tel que de disposer une petite coupelle avec du bicarbonate de soude et de disposer à côté, un demi-citron.

Les jouets

Ils ont beau être ludiques, attrayants et adorables, les jouets n’en demeurent pas moins là aussi des nids à microbes. Selon les scientifiques, trois peluches sur quatre sont porteuses de la bactérie responsable de la pneumonie.

Bien loin d’interdire les jouets aux enfants, il convient de se laver régulièrement les mains avant de s’en servir pour réduire la transmission de microbes sur les surfaces. Mais aussi, de les nettoyer autant que possible, d’éviter de tousser directement dessus.

Les éviers, les lavabos

Autre bouillon de culture, l’évier, les lavabos. Tous les circuits d’eau chaude sont d’ailleurs des nids à microbes, à légionelles et à Escherichia coli en particulier.

Pour s’en prémunir, rien de tel que de détartrer la robinetterie et nettoyer les surfaces avec du citron, du bicarbonate de soude et du vinaigre blanc. Ensuite, il convient de rincer à l’eau claire. Rien de tel que de passer un coup d’éponge avec du vinaigre blanc après chaque utilisation avant un nettoyage hebdomadaire.

Les chaussures

Les semelles des chaussures sont de véritables ramassent microbes. Entre les sols des magasins, les rues poussiéreuses et polluées, les chaussures foulent un sol sale. D’autant, que la chaussée est remplie de chewing-gum, de mégots de cigarette, de crachats et autre déjection canine. Et même si on les évite, ce n’est peut-être pas le cas des milliers autres paires de chaussures qui sont passés avant nous. E. coli, Serratia ficaria, Klebsielle, Clotidrium difficile en particulier trouvent alors refuge sous les semelles. Pire, les chercheurs ont recensé environ 420 000 types de bactéries sous une paire de chaussures sans compter les toxines ! C’est donc tout naturellement que ces dernières se retrouvent sur le plancher lorsque nous ne nous déchaussons pas en rentrant.

Pour s’en défaire, la règle d’or est de retirer tout simplement ses chaussures en les laissant dans l’entrée. Les plus frileux pourront alors opter pour une paire de pantoufles pour éviter de marcher pieds nus. En parallèle, mieux vaut également laver à grande eau le sol avec un détergent ou du vinaigre blanc à minima une fois par semaine.

Autres astuces pour réduire les cachettes à microbes

Adopter des gestes simples permet de réduire la multiplication des microbes. Se laver les mains – avant de préparer le repas, avant de passer à table et après, après être allé aux toilettes en particulier – désinfecter les surfaces de la cuisine et notamment les éléments en contact avec les aliments, utiliser un torchon pour essuyer la vaisselle et une serviette destinée aux mains ou encore laver les aliments avant de les préparer avec du bicarbonate de soude sont autant de gestes salutaires supplémentaires pour réduire à néant.

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